du Capitaine Cook. 387
quante verges de la côte ; ce rocher en avoit quatre-vingt de longueur & vingt de large ; on trouvoit aumilieu un lit de fable blanc allez étendu pour y pla-cer les tentes. M. Gore & fes compagnons commen-cèrent à les dreffer & à faire les autres préparatifs né-ceffaires , pour l’opération importante du lendemain.Sur ces entrefaites , M. Banks, fuivi des Infulairesd’Otahiti & des autres Indiens qu’ils avoient rencon-trés dans la pirogue, alla dans l’intérieur de l’Ifle poury acheter des provilions, il s’en procura effeéHvementune quantité fuffifante avant la nuit. Lorfqu’il revintau rocher , il trouva l’obfervatoire en ordre , & lestélefcopes fixés & éprouvés. La foirée fut très-belle;cependant l’inquiétude ne leur permit pas de prendrebeaucoup de repos pendant la nuit : chacun faiioit lagarde à fon tour , l’efpace d’une demi - heure , & ilalloit fatisfaire l’impatience des autres, & il leur rappor-toit la fituation du tems ; quelquefois il encourageoitleur efpérance en difant que le ciel étoit ferein , &d'autrefois il les allarmoit en leur annonçant qu’il étoitcouvert.
Ann. 1769.Juin
Ils furent debout dès la pointe du jour, du 3 , &ils eurent la fatisfaétion de voir le foleil fe lever fansnuage. M. Banks fouhaitant alors un heureux fuccèsà nos obfervateurs, M. Gore & M. Monkhoufe , re-tourna une fécondé fois daris l’Ifle pour en examinerles produéfions & y acheter des rafraîchiffements ; pour,,faire fes échanges avec les naturels du pays , il fe *'plaça fous un arbre, &, afin de n’être pas pouffé par
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