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du Capitaine Cook. 385
progrès, il faut en dire autant de tous les autres arts.L’exemple des aveugles nous fournit une autre preuve,que l'homme a des facultés dont il ne fait prelque ja-mais ufage. On ne peut pas fuppofer que la perted’un fens donne plus de force à ceux qui relient ,comme l’amputation d’une branche d’arbre rend plusvigoureuses celles qui font encore attachées au tronc.Tout homme peut donc acquérir pour les organes del’ouie ôc du toucher , la délicateife & la fineffe quinous Surprennent dans ceux qui ont perdu la vue. Siles aveugles ne perfectionnent pas également leur in-telligence, c’elt qu’il n’en ont pas également befoin.Celui qui jouit de fa vue eft le maître de faire parchoix , ce que l’homme , privé de fes yeux , fait parnécetlité ; & s’il vouloit s’appliquer comme lui à exercerfes organes, il les rendroit auffi parfaits. Afin d’encou-rager les efforts du genre humain , établiflons doncpour principe d’un ufage univerfel , que quiconquefera tout ce qu’il peut , fera beaucoup plus qu’on necroit communément poffible.
Parmi les Indiens qui nous étoient venus voir,il y en avoit quelques-uns d’une Ifle voifine appelléepar eux Eimeo ou Imao , & que le Capitaine Wallisa nommé Ifle du Duc d’York. Ils nous firent la def-cription de vingt - deux Mes fituées dans les environsd’Otahiti.
Comme le jour, où nous devions faire nos obfer-vations aftronomiques, approchoit, je réfolus en con-féquence de quelques idées que m’avoit donné le LordMorton, d’envoyer deux détachemens, afin d’obferverTome, IL Ccc
Ann. 1769.Mai.
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