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le priâmes de ne pas faire tuer le cochon, & nous fou-^M 1 ' 769 ' P^ mes ^ es ^ ru ^ ts pays. Comme la nuit approchoic,& qu’il y avoit dans ce lieu plus de monde que les mai-fons & les canots n’en pouvoient contenir, & entr’autresObéréa , fa fuite & plufieurs autres Indiens que nousconnoiffions, nous commençâmes à chercher des lose-mens ; nous étions au nombre de fix ; M. Banks futallez heureux pour qu’Obéréa lui offrît une place dansfa pirogue ; il nous foûhaita une bonne nuit , nousquitta, & alla fe coucher de bonne heure, fuivant lacoutume du pays; il ôta fes habits comme à l’ordi-naire à caufe de la chaleur : Obéréa lui dit amicale-ment qu’elle vouloir les garder, & qu’à coup fur onles voleroit fi elle n’en avoit pas foin. M. Banks ayantune pareille fauve-garde, s’endormit avec toute la tran-quilité imaginable ; il s’éveilla fur les onze heures , &voulant fe lever pour quelques befoins, il chercha feshabits dans l’endroit où il avoit vu Obéréa les placer;mais ils n’y étoient plus : il éveilla Obéréa fur le champ ;dès qu’elle entendit fa plainte , elle fe leva précipitam-ment , ordonna qu’on allumât des flambeaux , &. fe miten devoir de retrouver ce que M. Banks avoit perdu»Tootahah dormoit dans la pirogue voifine : allar-mé au bruit il vint vers eux , & fortit avec Obéréaafin de découvrir le voleur. M. Banks n’étoit pas enétat de les accompagner , on ne lui avoit rien laifféque fes culotes, on avoit pris fon habit, fa vefte, fespiftolets , fa poire à poudre & plufieurs autres effetsqui étoient dans fes poches : une demi-heure après,Obéréa & Tootahah revinrent , mais fans avoir rienappris ni fur les vêtemens , ni fur le voleur. M.