du Capitaine Cook. 353
ne favoit pas le contenu, auroit penfé qu’elle renfer- —
moit des clous ou quelque autre marchandife dont il AN j^‘ J 769 'pouvoit commercer avec les naturels du pays. On offritune grande récompenfe à quiconque pourroit le dé-couvrir ; fans cet infirmaient nous ne pouvions pasremplir l’objet qui étoit le but principal de notrevoyage. Cependant les recherches que nous fîmes nefe bornèrent pas au fort & aux endroits voifins , &comme l’étui avoit peut-être été rapporté au vaifleau ,fi un des hommes de l’équipage étoit le voleur , nousenvoyâmes fur - tout à bord pour y faire avec grandfoin des perquifitions ; tous les députés revinrent fansrapporter aucune nouvelle du quart de nonante. M.
Banks qui, dans de pareilles occafions, ne craignoit nila peine, ni les dangers , & qui avoit plus d’influence furles Indiens qu’aucun de nous , réfolut d’aller le cher-cher lui-même dans les bois : il efpéroit que s’il avoitété volé par des Otahitiens , il le trouverait sûrementdans l’endroit où ils auraient ouvert l’étui , parcequ’ils auraient vu alors que cet inftrument ne pou-voit leur être utile en aucune maniéré ; ou que , fi cemoyen ne lui réuffiffoit pas , il le recouvrerait dumoins pas l’afcendant qu’il avoit acquis fur les chefs.
Il fe mit en route accompagné d’un Officier & de M.
Gréen ; en traverfant la riviere. ils rencontrèrent Tou-bouraï Tamaïdé qui, avec trois morceaux de paille,leur montrait fur fa main la figure d’un triangle. M.
Banks connut alors que c’étoient les Indiens qui avoientvolé le quart de nonante, & qu’ils n’étoient pas difpofésà rendre ce qu’ils avoient pris, quoiqu’ils eufient ouvertla boëte. il ne perdit point de tems, & il fit entendreTome IL Y y