du Capitaine Cook. 317
qu’Owhaw n’avoit ce (Té de nous faire figne de ne pasaller dans les bois; c’eft pour cela, que malgré Ionavis , nous résolûmes d’y pénétrer. Après avoir com-mandé treize Soldats de marine & un Officier fubal-terne pour garder la tente , nous partîmes f'uivis d’ungrand nombre d’Otahitiens. En traverfant une petiteriviere qui étoitfur notre pallage , nous vîmes quelquescanards; dès que nous fumes à l’autre extrémité, M.Banks tira fur ces oifeaux , & en tua trois d’uncoup ; cet incident répandit la terreur parmi lesIndiens; la plupart tombèrent fur le champ à terre,comme s’ils avoient été frappés par l’explofion dufufil ; peu de tems après, cependant, ils revinrent deleur frayeur, & nous continuâmes notre route. Nousn’allâmes pas loin fans être allarmés par deux coupsde fufil que notre garde avoit tiré dans la tente;nous, étions alors un peu écartés les uns des autres ,mais Owhaw nous eut bientôt raffemblés, & d’ungefte de la main il renvoya tous les Indiens qui nousfuivoient, excepté trois qui pour nous donner un gagede paix & nous prier d’avoir à leur égard les mêmesdifpofitions , coururent en hâte rompre des branchesd’arbre, ôc revinrent à nous en les portant dans leursmains. Nous avions trop de raifons de craindre qu’ilne nous fût arrivé quelque défaffre; nous retournâ-mes à grands pas vers la tente, dont nous n’étionspas éloignés de plus d’un demi-mille , & en y arrivantnous n’y trouvâmes que nos gens.
Nous apprîmes qu’un des Indiens qui étoit refié autourde la tente, après que nous enfumes fortis, guettant le
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Ann. 1769.Avril-