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Capitaine Cooic. 32.3
ration où il y avoit une grande quantité d’étoffes ; illes lui offrit pièce à pièce , en lui faifant ligne que ficela pouvoir expier l’aétion qui venoit de fe commet-tre, il étoitle maître d’en prendre une partie, & mêmele tout s’il le vouloit. M. Banks rejetta cet offre , &lui fit entendre qu’il ne vouloit rien que ce qu’on avoitdérobé malhonnêtement. Toubouraï Tamaïue , fcrticalors en grande hâte , laiffant M. Banks avec Tomioqui, pendant toute cette fcène de déforde & de terreur,s’étoit toujours tenue à fes côtés ; & il lui fit ligne del’attendre jufqu’à fon retour. M. Banks s’aflit avecTomio , & fit pendant environ une demi-heure laconverfation , autant qu'il le put par figues. Le chefrevint, portant en fa main la tabatière & la boëtede la lunette; & il les rendit. La joie étoit peinte furfon vifage avec une force d’expreffion qu’on ne ren-contre que chez ces peuples. Eu ouvrant l’étui de lalunette, on s’apperçut qu’elle étoit vuide ; la phifio—nomie de Toubouraï Tamaïdé changea fur le champ ;il prir M. Banks une fécondé fois par la main , fortitprécipitamment avec lui hors de la maifon fans pro-noncer une parole , & le conduifit le long de lacôte en marchant fort vite. Lorfqu’ils furent à environun mille de difïance de la maifon , ils rencontrèrentune femme qui donna au chef une pièce d’étoffe, il laprit avec empreffement, & continua fon chemin en laportant à fa main. M. Solander & M. Monkhoufe lesavoient fuivis ; ils arrivèrent enfin à une maifon où ilsfurent reçus par une autre femme à qui le chef donnala pièce d’étoffe, & il fit ligne à nos Meilleurs de luidonner auffi quelques verroteries ; ils fatisfirent à fa de-
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Ann. 1 -6<j.Avril.