du Capitaine Cook. 311
plaifirs qu'elles nous offroient. Excepté le roît , les '^™ arOT “
maifons, comme ie l’ai die, font ouvertes par-tout, & Ann. 17691 . ‘ Avril,
ne prélentent aucun lieu retiré ; mais les rcinmes , en
nous montrant louvent les nattes étendues fur la terre,
en s’y affeyant quelquefois , & en nous attirant vers
elles, ne nous lailsèrent aucun lieu de douter qu’elles
s’embarrafloient beaucoup moins que nous d’être ap-
perçues.
Nous prîmes enfin congé du chef notre ami , &nous dirigeâmes notre marche le long de la côte. Lorf-que nous eûmes fait environ un mille de chemin ,nous rencontrâmes un autre chef, appellé ToubouraïTamaidé , à la tête d un grand nombre d’inlulaires.
Nous ratifiâmes avec lui un traité de paix, en fuivantles cérémonies décrites plus haut & que nous avionsmieux apprifes ; après avoir reçu la branche qu’il nouspréfenta , & lui en avoir donné une autre en retour,nous mîmes' la main fur la poitrine , en prononçantle mot tdio , qui lignifie, à ce que nous penfions , ami ;le chef nous fit entendre que fi nous voulions man-ger , il étoit prêt a nous donner des vivres. Nous accep-tâmes Ion offre & nous dinâmes de très-bon cœur avecdu poifl’on, du fruit-à-pain, des cocos & des fruits duplane apprêtés à leur maniéré. Ils mangeoient du poif-fon & nous en préfentèrent ; mais ce mêt n’étoit pasde notre goût, & nous le refusâmes.
Pendant cette vifite , une femme de notre hôte,appellée Tomio , fit à M. Banks l’honneur de fe placerprès de lui lur la même natte. Tomio n’étoit pas dansla première fleur de l’âge, & elle ne nous parut pointTome. IL S f