Voyage
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ailé de décider s’ils prérendoient par-là nous effrayerT "^ 9 * ou nous inviter de descendre à te.re. Nous leur ré-pondîmes par des cris & en agitant nos chapeaux;ils répliquèrent en failant des acclamations à leur tour.Nous ne mîmes pas leurs difprofitions à l’épreuve, enentreprenant de débarquer; l’Ille étoit peu considéra-ble & comme nous n’avions befoin de rien de ce quenous pouvions y trouver , nous pensâmes que pourfatisfaire une (impie curiofité, il auroit été imprudent& cruel de hafarder une querelle dans laquelle les natu-rels du pays auroient été la viêtime de notre Supério-rité. D’ailleurs nous efpérions rencontrer bientôt l’Ideoù nous devions faire nos obfervations Agronomi-ques. Nous étions perfuadés que les habitans, en con-noiffant nos forces , nous admettroient fans oppofi-tion, & que , par leur entremife , les Ides voifinesnous feroient le même accueil, (i nous délirions d’enprofiter.
Nous avons donné à ces ifles le-nom de Group-pes.
Ifle des Oi- L e 7 , à la pointe du jour & vers les fix heures &féaux ou Eird- demie du matin, nous découvrîmes au Nord une au-tre Ifle, qui nous parut avoir quatre milles de circon-férence. Le terrein en étoit très-bas, & il y avoit unepièce d’eau au milieu. Nous crûmes appercevoir quel-ques bois ; l’Ifle nous parut couverte de verdure &agréable. Nous n’y vîmes ni cocotiers ni habitans,mais une grande quantité d’oifeaux ; c’eft pour cela* que nous l’appellâmes l’7/7e des Oifeaux ou Bird- If-
land. _