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du Capitaine Cook. 301’
plus remarquable , il' attrapa deux mouches de bois ;toutes deux de la même efpèce, & qui font différen-tes de celles qu’on a décrites jufqu’à préfent : elless’étoient probablementattachées aux oifeaux , & ve-noienr avec eux de la terre , que nous jugeâmes êtrefort éloignée. M. Banks trouva auffi une grande fèche,qui venoit d’être tuée par les oifeaux ; fon corps mu-tilé flotcoit fur Peau j cil© émir très-différente des lèchesqu’on trouve dans les mers d’Europe, car elle avoit aulieu de fuçoirs des bras qui étoient armés d’une doublerangée de griffes aiguës, reffemblantes à celles du chat,& qui fe retiroient comme celles-ci dans un fourreau.Nous fîmes avec cette fèche une des meilleuresçfoupesque nous euffions jamais mangée.
Les albatrofs commencèrent à nous quitter , &depuis le 8, nous n’en vîmes plus. Nous continuâmesnotre route, fans qu’il nous arrivât rien de remarqua-ble jufqu’au 24. Ce jour-là, quelques-uns des hommesqui faifoient la garde pendant la nuit, nous rapportè-rent qu’ils avoient vu paffer un morceau de bois prèsdu vaiffeau , & que la mer qui étoit agitée , fe calmatout-à-coup & devint unie comme l’étang d’un mou-lin. Nous pensâmes tous qu’il y avoit une terre au-deffus du vent , mais je ne crus pas devoir faire desrecherches fur ce que je n’étois pas sûr de rencontrer jje jugeai pourtant que nous n’étions pas éloignés desIfles qui furent découvertes par Quiros, en 1606. No-tre latitude étoit de 22 d ii' S. , & la longitude dei27 d 5 5' O.
Le 25, fur le midi, un des Soldats de Marine, jeune
Ann. 1769.Mars.
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