du Capitaine Cook. 289
être d’aucun autre pays inculte. Durant les boufféesde neige que nous avions tous les jours , ils fe ca-choient ; & dès que le tems s’éclairciffoit, ils repa-roiffoient avec toute la vigueur & l’agilité que leclimat le plus chaud auroit pu leur donner.
Ann. 1769.Janvier.
MM. Banks & Solander ont trouvé une grandevariété de plantes , dont la plus grande partie fonttotalement différentes de toutes celles qui ont étédécrites jufqu’ici ; outre le bouleau & l’arbre quiporte la canelle de Winter , dont nous avons faitmention ci-deffus, il y a le hêtre, fagus antarclicus ,qui , auffi bien que le bouleau , peut être employépour la charpente. Nous ne pouvons pas faire icil’énumération de toutes les plantes qu’on y trouve ;mais comme l’efpèce de creflon appellée cardamlncantifcorbutica, & le céleri fauvage, cipiuni antarclï—cum , paroiffent antifeorbutiques , & peuvent êtrepar-là d’une grande utilité aux équipages des vaif-feaux, qui dans la fuite relâcheront ici 5 nous donne-rons la defeription de ces plantes.
On trouve ce creffon en abondance dans les en-droits humides, près des fources , & généralementparlant, dans les environs du rivage , particulièrementau lieu de Paiguade, dans la baie de Bon-Succès.Quand il eft jeune c’eft alors qu’il eft plus falutaire;il rampe fur la terre ; fes feuilles font d’un verdclair; elles font difpofées deux à deux, & oppoféesî’une à l’autre avec une feule à l’extrémité, qui com-munément eft la cinquième fur chaque tige. La plantePortant de cet état pouffe des jets qui ont quelque-I ortie II. O o