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Voyage
peut-être cela feul compenfe-t-il tous les avantages
^Janvier/*' de leUr fituacion & tient égale entre eu X & nous labalance du bien & du mal, qui font l’un & l’autre lepartage de l’humanité.
»
, Nous ti’avons vu fur cette terre aucun qua-drupède , excepté des veaux marins , des lionsmarins & des chiens. C’eft une chofe digne de re-marque que leurs chiens aboyent , ce que ne fontpas ceux qui "font originaires d’Amérique : nouvellepreuve que le peuple que nous y avons vu a eu quel-que communication immédiate ou éloignée avec leshabitans de l’Europe. Il y a cependant d’autres qua-drupèdes dans l’intérieur du pays ; car M. Banksétant au fommet de la plus haute des montagnes qu’ilparcourut dans fon expédition à travers les bois, vitles traces d’un grand animal fur la furface d’un ter-rein marécageux, mais fans pouvoir diftinguer déquelle efpèce il étoit.
On n’y trouve que fort peu d’oifeaux de terre ; M.Banks n’en a vu aucun plus gros que nos merles ; maisles oifeaux d’eau y font en grande abondance, parti-culièrement les canards. Nous n’y avons prefque pointapperçu de poiffons, & aucun de ceux que nous avonspris à l’hameçon, ne s’efï trouvé bon à manger ; mais tles coquillages , les lepas & les moules y font engrande abondance.
Parmi les infe&es, qui n’y font-pas nombreux , iln’y a ni coufins , ni mouftiques, ni aucune efpècenuifible ou incommode, ce qu’on ne peut dire peut-
être