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Voyage
'”“" ri vinrent fur le rivage attendre notre débarquement; il
y avo * c ^ P eu d’abri en cet en droit que je ne vouluspas y defccndre; nous mîmes k la voile à dix heures,& les Américains fe retirèrent dans les bois.
A deux heures après-midi, nous jettâmes l’ancredans la baie de Bon-Succès , & après-diné j’allai à terreavec MM. Banks & Solander, pour chercher une ai-guade & parler aux habitans, dont plufieurs s’étoientmontrés à nous. Nous débarquâmes k droite de labaie près de quelques rochers , qui brifoient la vague& rendoient l’abord facile. Trente ou quarante Amé-ricains parurent fur le bord du rivage de l’autre côtéde la baie; &, en voyant que nous étions au nombrede dix ou douze , ils s’en allèrent. MM. Banks & So-lander avancèrent environ cent verges devant nous ;fur quoi deux Américains revinrent , & , après avoirfait quelques pas k leur rencontre, ils s’afîirent. Aufli-tôt que MM, Banks & Solander les eurent atteints ,ils fe levèrent; & chacun d’eux jetta un petit bâton qu’ilavoir a la main entre lui & les étrangers ; nous crû-mes que c’éroit une manière de quitter leurs armes enfigne de paix. Alors les Américains s’tn retournèrentavec vitefTe vers leurs compagnons qui s’étoient arrêtésk environ cinquante verges par derrière. Ils firent fignede les fuivre k MM. Banks & Solander qui , s’étantrendus k cette invitation , reçurent de leur part plufieursmarques groffières d’amitié. On leur donna quelquesrubans & des grains de verre, qui leur firent beau-coup de plaifir. Ces préliminaires ayant excité une con-fiance réciproque, tous les Américains prirent part à