du Capitaine Cook. z 6 3
pouffer en-dehors & retirer à plufieurs reprifes unepartie de ion corps que nous jugeâmes être fon efto-mac. C’étoit une femelle , & après que nous l’eûmesouverte , on tira de ion ventre iix petits , dont cinqnagèrent avec vivacité dans un tonneau rempli d’eau;le fixième nous parut mort depuis quelque tems.
Ann. 1768.Décemb.
Il ne nous arriva rien de remarquable jufqu’au 30 ;nous nous préparions au mauvais tems que nous atten-dions dans peu , & nous enverguâmes de nouvellesvoiles. Le 30 , nous parcourûmes une efpace de 160milles , mefurés par le loçk , à travers une quantitéprodigieuie d’infcétes de terre de différentes efpèces ,dont quelques-uns voloient & dont la plupart etoientfur la mer. Plufieurs de ces derniers étoient vivans,ils reffembloient exactement aux Carabin Grylli, P ba-lance, Aranea & autres mouches qu’on voit en Angle-terre , quoiqu’alors nous fuffions au moins à 30 lieuesde terre, & que quelques-uns de ces inieétes, fur-toutles Grylli & les Aranea , ne s’en éloignent pas ordi-nairement à plus de 20 verges. Nous conjeéturâ-mes que nous étions vis - à - vis de la Baie-fans- fond ,par où M Dalrymple fuppofe qu’il y a un paflage auContinent de l’Amérique , & nous pensâmes qu’il yavoir au-moins une très-grande rivière dont le débor-dement avoit amené ces infectes.
Le 3 Janvier, étant au 4 d 17' de latitude Méridionale, 1769.& au 61 d 'lj' 45 " de longitude O. , occupés à voir fi 3 Janvier,nous n’appercevrions pas l’ifle de Pepys , nous crûmespendant quelque terrïs voir une terre à l’E. , & nousy courûm^t; il fe paflà plus de deux heures & demie ,
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