«RS* waa^mmam»
Ann. 1768.Décemb.
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z 6 o Voyage
reaux de différentes fortes qui mordent très-prompte-ment à l’hameçon , & les Habitans font dans l’ufaged’en avoir toujours un attaché à la queue de leursbateaux.
Quoique le plimat foit chaud , le pays eft très-fainâ Rio - Janeiro. Pendant que nous y féjournâmes lethermomètre ne s’éleva jamais au-defTus de 83 degrés ;nous eûmes cependant des pluies fréquentes , de unjour, un vent aflèz fort.
Les vaifieaux prennent de l’eau h la fontaine de lagrande p'ace , quoique j’aie obfervé plus haut qu’ellen’eft pas bonne. Ils débarquent leurs tonneaux furune grève unie & fablonneule qui n’eft pas à plus decent verges de la fontaine. On s’adreH’e au Viceroi quinomme une Sentinelle pour veiller fur les futailles &ouvrir un paftage à la fontaine afin qu’elles puifîènnêtre remplies.
Rio- J A n eiro eft un très-bon lieu de relâchepour les vailfeaux qui ont befoin de rafraîchiffemens.Le Ha vre eft commode & fûr \ excepté le pain & lafarine de froment , on peut s’y procurer aifément desprovifions. Pour fuppléer au défaut du pain, il y a designames & de la caflave en abondance. On y achetédu bœuf frais ou falé pour environ 4 fols de Francela livre ; j’ai remarqué déjà qu’il étoit très-maigre. LesHabitans falent ici leur bœuf, en ôtant les os , & en lecoupant en larges tranches , mais minces , qu’ils fau-poudrent enfuite de fel & qu’ils font fécher à l’ombre.Si on le tient fec, il conferve fa bonté pendant long-