du Capitaine Cook. 147
les Tfles voifines, dans l’une defquelles il rafîembla plu-fleurs elpèces de plantes & beaucoup d’infeétes diffe- 4rents, à l’embouchure d’un havre appellé Raza.
Il eft à remarquer que pendant les trois oU quatrederniers jours que nous féjournâmes dans ce port, l’airfut chargé de papillons , qui étoient tous d’une feuleefpèce , mais en fi grand nombre qu’on en voyoit desmilliers de chaque côté , & que la plus grande partievoltigeoit fur la grande hune.
Nous reliâmes dans ce parage depuis le 14 juf-qu’au 7 du mois fuivant, c’eft-à-dire , un peu plus detrois femaines. Pendant ce tems M. Monkhoufe, notreChirurgien, débarqua chaque jour, pour nous acheterdes provifions. Le Do&eur Solander alla à terre unefois; j’y allai moi même h différentes reprifes, & M.J 3 anks pénétra dans la campagne, malgré la garde quinous veilloit. Aidé des inftruétions que m’ont donnéesces Meilleurs & de mes propres obfèrvations, je vaisdire quelque chofe de la Ville & du pays qui l’envi-ronne.
Rio de Janeiro ou la rivière de Janvier a été pro-bablement ainfi nommée , parce qu’elle fut découverteJe jour de la fête de ce Saint. La Ville qui eft la capitaledes Etats Portugais en Amérique , a pris fon nom dela rivière qu’on devrait plutôt appeller un bras demer, puifqu’elle ne paroît recevoir aucun courant con-lidérable d’eau douce. La capitale eft fituée fur uneplaine , au bord du Rio Janeiro } à l’Oueft de la baie& au pied de plufîeurs autres montagnes qui s’élèvent
An-n. 1768.Décemb.