du Capitaine Cook.’ 13/
Comme plufieurs de nos provifions commençoientk nous manquer , je me déterminai à aller à Rio-Ja-nciro, plutôt que dans tout autre port du Bréfil ou desifles Falklands y Tachant que j’y trouverois tout ce dontnous avions befoin , ôc ne doutant pas que nous n’yfuffions bien reçus.
Le 8 , à la pointe du jour, nous vîmes la côte du.Bréfil, & vers les dix heures nous mîmes à la cape.Nous parlâmes avec un bateau pêcheur, dont les gensnous dirent que la terre que nous voyions étoit au Sudde Santo - Spirito & qu’elle dépendoit de la Capitai-nerie de cette place.
MM. Banks & Solander allèrent à bord de ce bâti-ment. Ils y trouvèrent onze hommes, dont neuf étoientnoirs ; ils pêchoient tous à la ligne. Le produit deleur pêche confiftoit en dauphins, grands maquereauxde deux efpèces , brèmes de mer , & quelques autrespoifions , qu’on appelle wclshmen , dans les illes An-gloifes de l’Amérique. M Banks en acheta la plusgrande partie ; il s’étoit pourvu de monnoie d’Efpa-gne , parce qu’il imaginoit que c’étoit la monnoiecourante du Continent. Les pêcheurs, à Ton grand éton-nement , lui demandèrent des shelings d’Angleterre ;il leur en donna deux qu’il avoit par hafard avec lui,6c ce ne fut pas fans difficulté qu’ils prirent le refteen piftéreens. Leur métier paroifloit être de pêcher àune affez grande diftance de la côte, de grands poil-fons, qu’ils faloient par quartiers dans un endroit deleur bâtiment deftiné à cet effet. Us avoient environdeux quintaux de cette marchandife qu'ils offrirent
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