ANN. I76S.
Septemb.
ï Octobre.
230 Voyage
- vaflès d’où fort une chaleur fi forte , qu’on n’y peutpas tenir la main. Nous avons reçu du Doèleur Ee-berden , parmi d’autres marques d’attention , du felqu'il a recueilli fur le fommet de la montagne , oùl’on en trouve de grandes quantités. Il fuppofe quec’efi là le vrai natrum ou nitrum des anciens. Il nousdonna aufii un peu de fouffre natif très-pur, qu’ontrouve en abondance fur la lurface de la terre.
Le jour fuivant, 24, nous rencontrâmes le ventalifé N. E., & le 30, nous reconnûmes Bona-Vifla ,une des files du Cap Verd. Nous rangeâmes fon côtéoriental h la diftance de 3 ou 4 milles du rivage, juf-qua ce que nous fûmes obligés de tirer au large, pouréviter une chaîne de rochers qui s’étend à environ unelieue & demie au S. O. j O. de la pointe S. E. de l’Ifle.Boiia-Vifla, par notre obfervation , gît au 1 6 d de la-titude Nord, & au zi d 51' de longitude Oueft.
Le I er Oélobre, étant au i4 d G' de latitude Nord , <$cau 22 d io' de longitude Oueft, nous trouvâmes, parun azimuth , que la déclinaifon étoit de io d 37 ' O.,& le jour fuivant au matin de 10 d . Ce même journous trouvâmes que notre vafifeau étoit cinq millesau-delà de l’eftime du lock, & le jour fuivant fept. Le3 , nous mîmes la chaloupe en mer pour découvrirs’il y avoit quelque courant , & nous en trouvâmesun allant vers l’Eft, dont nous eftimâmes la viteflè detrois quarts de mille par heure.
Pendant notre traverfée de Ténérijfe h Bona-Vifta , nous vîmes un grand nombre de pofifons vo-