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~ 1 -— -J répandue dans prefque toutes les maifons , nous aug-
^Févik^ 7 ' menter ^ ons cette lomme , proportionnellement à lamalignité qu’auroit cette maladie.
Comme ce prix étoit confidérable, & qu’il devoitprobablement augmenter de beaucoup, parce que plu-üeurs de nos gens n’avoient pas eu la petite vérole ,& que d’ailleurs il y avoir du danger de s’y expofer,je priai le Gouverneur de me permettre de d relier unetente dans une plaine fpacieufe, appellée Pointe verte ,à environ deux milles de la Ville , & d’y envoyer lesgens de mon équipage pendant le jour, fous l’infpec-tion d’un Officier qui les empêcheroit de s’en écarter.Le Gouverneur m’accorda fur le champ cette per-miffion , & donna des ordres pour que nous ne fuf-fions inquiétés par perfonne.
J e fis donc conftruire des tentes dans cet endroit :j’en donnai la garde au Chirurgien , à fon Aide & àdes Officiers ; & je les chargeai expreffiément de nepas fouffrir que qui ce foit allât à la Ville, ni qu’onapportât des liqueurs fortes dans notre quartier. Tousles malades , excepté deux, allèrent a terre le lende-main matin avec des provifions & du bois ; j’ordon-nai au Chirurgien de procurer a ceux qui étoient très-foibles, toutes les provifions extraordinaires qu’il ju-geroit à propos , & en particulier du lait, quoiqu’ilfut d’un prix exceffif. Sur les fix heures du foir , ilsrevinrent a bord , & il fembla que l’air de terre leuravoit fait beaucoup de bien. Me trouvant très - malmoi-meme, on fut obligé de me porter à environ huitmilles dans l’intérieur du pays \ j’y reliai pendant notre