autour du Monde. 177
rouâmes le vailfeau plus avant , & nous l’y amarrâ-mes avec un cable de chaque côté.
A fix heures du foir, les chafleurs rapportèrent unjeune taureau qui pefoit près de quatre cent livres ;nous en gardâmes une partie à terre, & nous envoyâ-mes le refte à bord avec des fruits-k-pain, des limons& des oranges.
Le lendemain, 21, dès le grand matin, les Char-pentiers fe mirent k l’ouvrage pour calfater le vaif*feau, & le réparer autant qu’il feroit poflible. Toutesles voiles furent auffi apportées k terre, 6c les Voiliersles raccommodèrent ; les Serruriers s’occupoient enmême-tems k faire pour le bâtiment tous les ouvragesde fer dont il avoit befoin, 6c ils fabriquèrent de nou-velles pentures pour le gouvernail. Il y avoit alors kterre cinquante-trois hommes, tant fains que ma-lades.
Nous nous procurâmes dans l’Ifle du bœuf, ducochon , de la volaille, des papayes, des fruits-k-pain ,des limons, des oranges & tous les rafraîchifl’emensdont il eft parlé dans le Voyage du Lord Anfon.Les malades commencèrent k fe mieux porter , dès lejour même qu’ils furent k terre ) l’air dans cette Illeétoit pourtant très - différent de celui d’Otahiti, où laviande fe confervoit fraîche pendant deux jours, tan-dis qu’elle pouvoit k peine fe garder un jour k Ti-nian. II y avoit plufieurs cocotiers près de l’endroit dudébarquement , mais les Indiens avoient coupé lestiges des arbres pour en abattre le fruit j 6c , commeTome TL Z
Ann. 1767,Septemb.