1 6z Voyage
?” ". ■— marché en plus grande quantité & h plus bas prix que
Ann. 1767. lorfqu’il n’y avoit que les fruits du canton voifin deJuillet. ^
notre mouillage.
Le flux & le reflux de la marée y font peu consi-dérables & fon cours eft irrégulier, parce qu’elle eftmaîtrifée par les vents. Il faut pourtant remarquer queles vents y Soufflent d’ordinaire de l’E. au S. S. E., &que ce font le plus Souvent de petites brifes.
Le Séjour d’Otahiti fut très-falutaire h tout l’équi-page & au-delà de ce que nous en attendions, car enquittant l’ifle nous n’avions pas un Seul malade à bord,excepté mes deux Lieutenans & moi ; & même nousentrions en convalefcence , quoique nous fuffions en-core bien foibles.
Il eft certain qu’aucun de nos gens n’y contraâa lamaladie vénérienne ; comme ils eurent commerce avecun grand nombre de femmes, il eft extrêmement proba-ble qu’elle n’étoit pas encore répandue dans cette ifle.Cependant le Capitaine Cook, dans fon voyage fur Y En-deavour , l’y trouva établie; le Dauphin , & la Boudcufe& YEtoile , commandés par M. de Bougainville , fontles feuls vaiffeaux connus qui aient abordé avant lui àOtahiti. C’eft à M. de Bougainville ou à moi, à l’An-gleterre ou à la France qu’il faut reprocher d’avoirinfeélé de cette pefte terrible une race de peuples heu-reux ; mais j’ai la confolation de pouvoir difculper furcet article d’une manière évidente & ma patrie & moi.
Chacun fait que lq Chirurgien de tout vaifleaude Sa Majefté, tient une lifte des perfonnes de l’équi-