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Voyage
mes de la fumée fur les plus gandes hauteurs qui
^ Juillet^ 7 ' ^ co * ent a P ort ® e no£Te vue > & nous conjecturâmesque les endroits les plus élevés de l’Ifle ne font pasfans habitans. En graviflant la montagne, nous trou-vâmes plufieurs ruifleaux qui fortoient des rochers, &nous découvrîmes du fommet quelques maifons quenous n’avions pas remarquées auparavant. Il n’y aaucune partie de ces montagnes qui foit nue , la cimedes plus élevées que nous appercevions eft garnie debois, donc je ne diftinguai pas l’efpèce ; d’autres quifont de la môme hauteur que celle que nous avionsmontée , font couvertes de bois fur les côtés, & lefommet qui eft de roc eft couvert de fougère. 11 croîtdans les plaines qui font au-deff’ous, une forte d’herbe& de plante qui refîemble au jonc ; en général , lefol des montagnes & des vallées, me parut fertile. Nousvîmes plufieurs tiges de cannes à fucre grandes , d’untrès - bon goût , & qui croiffent fans la moindreculture. Je trouvai aufli du gingembre & du tamarin,dont j’ai apporté des échantillons, mais je ne pus meprocurer la graine d’aucun arbre , dont la plûpartétoient alors en fleur. Après avoir pafle le fommetde la montagne à une afl’ez grande diftance , je ren-contrai une arbre exactement femblable h la fougere,excepté feulement qu’il avoit 15 ou 1 G pieds de haut.Je le coupai & je vis que l’intérieur reffembloic auflià celui de la fougere. Je voulois en rapporter une bran-che, mais je trouvai qu’elle étoic trop incommode, &je ne favois pas d’ailleurs quelle difficulté nous efluye-rions avant de retourner au vaiff’eau , dont je jugeaique nous étions alors fort éloignés. Dès que nous
eûmes