autour du Monde.
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très-étroite , & le terrein étant efcarpé d’un côté dela rivière , nous fûmes obligés de marcher tous del’autre. Dans les endroits où le courant fe précipitedes montagnes , on a creufé des canaux pour con-duire l’eau dans les jardins & les plantations d’arbresfruitiers. Nous apperçûmes dans ces jardins une herbeque les habitans ne nous avoient jamais apporté , &nous vîmes qu’ils la mangeoient crue. Je la goûtai &je la trouvai agréable ; fa faveur reffemble allez àcelle de l’épinard des Mes d’Amérique appellé Calle—loor, quoique fes feuilles en foient un peu différentes.Les terreins font fermés de haies & forment un coup-d’œil agréable ; le fruit-k-pain & les pommiers fontalignés fur le penchant des collines , & les cocotiers& les bananiers qui demandent plus d’humidité , dansla plaine. Au-deffous des arbres & fur les collines, ily a de très-bonne herbe ; & nous ne vîmes point debrouflailles. En avançant . les linuolités de la rivière
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devenoient innombrables , *les collines s’élevoient enmontagnes , & nous avions par-tout de grandes cimesde rochers qui pendoient fur nos têtes. Notre routeétoit difficile, &, lorfque nous eûmes parcouru environquatre milles, le dernier chemin que nous avions fait 3fut fi mauvais que nous nous afsîmes pour nous re-pofer & nous rafraîchir en déjeûnant. Nous nousétendîmes fous un grand pommier dans un très - belendroit; à peine commencions - nous notre repas quenous fûmes tout-à-coup allarmés par un fon confusde plulïeurs voix entremêlées de grands cris. Nous ap-perçûmes bientôt après une multitude d’hommes , defemmes & d’enfans qui étoient fur une colline au-
Ann. 1767,Juillet.
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