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Ann. 1767.Juillet.
135 Voyage
donc nous ne tuions que les plus petits gardant les au-tres pour notre provifion à la mer. Nous trouvâmescependant, à notre grand chagrin, qu’on ne pouvoitfaire manger autre chofe que du fruit, tant aux co-chons qu’aux volailles , fans beaucoup de difficulté.Nous fûmes forcés par-là de les tuer beaucoup plutôtque nous n’aurions fait ; nous avons cependant apportévivans en Angleterre un cochon mâle & une truie, dontj’ai fait préfent à M. Stephens, Secrétaire de l’Ami-rauté; la truie eft morte depuis en cochonnant, mais lemâle eft encore vivant.
Le 23, nous eûmes une pluie très-forte avec descoups de vent qui abattirent pluf eurs arbres fur lacôte, quoique peu fenfibles dans l’endroit où le vaif-leau étoit mouillé.
Le 24, j’envoyai au vieillard, qui avoit été ft utileau Canonnier dans nos marchés, un autre pot de fer,quelques haches , quelques ferpes , quelques faucilles& une pièce de drap. J’envoyai auiïi à la Reine deuxcoqs d’Inde , deux oies , trois coqs de Guinée , unechatte pleine, quelques porcelaines, des miroirs, desbouteilles , des chemifes , des aiguilles , du fil, dudrap, des rubans, des pois , des haricots blancs appel-lés callivances , & environ feize fortes de femences po-tagères, une bêche, enfin une grande quantité de piè-ces de coûtellerie, comme coûceaux, cifeaux & autreschofes. Nous avions déjà planté plufieurs fortes delégumes & quelques pois en différens endroits, & nousavions eu le plaifir de les voir lever très-heureufement ;^pendant il n’en reftoit rien quand le Capitaine Cook
quitta