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Ann. 1767.Juillet.
I2.S Voyage
: paroifîoit en avoir l’autorité, vint bientôt à moi fuivied’un qombreux cortège. Comme elle apperçut que mamaladie m’avoit laide beaucoup de foiblede , elle or-donna à fes gens de me prendre fur leurs bras & deme porter non-feulement au-delà de la rivière , maisjufqu’à fa rnaifon : on rendit, par fes ordres, le mêmefervice à mon premier Lieutenant , au Munitionnaire&l à quelques autres de nos gens affoiblis par la ma-ladie ; j’avois ordonné un détachement qui nous fui-vit. La multitude s’affembloit en foule à notre paf-fage , mais au premier mouvement de fa main , fansqu’elle dît un mot, le peuple s’écartoit & nous laiffoitpadèr librement. Quand nous approchâmes de fa mai-l'on , un grand nombre de perfonnes de l'un & del’autre fexe vinrent au-devant d’elle ; elle me les pré-fenta en me faifant comprendre par fes geftes qu’ilsétoient fes parents, & me prenant la main , elle la leurdonna à baifer. Nous entrâmes dans la rnaifon quiembralToit un efpace de terrein, long de 327-pieds &large de 42 ; elle étoit formée d’un toit couvert defeuilles de palmier , foutenu par 39 piliers de chaquecôté & 14 dans le milieu. La partie la plus élevéedu toît en - dedans avoit 30 pieds de hauteur , & lescôtés de la rnaifon au-dedous des bords du toît enavoient 12, & étoient ouverts. Audi - tôt que nousfûmes adis , elle appella quatre jeunes filles auprèsde nous ) les aida elle-même à m’ôter mes fouliers ,mes bas & mon habit , & les chargea de me frotterdoucement la peau avec leurs mains. On fit la mêmeopération à mon premier Lieutenant & au Munition-iiaire, mais non à aucun de ceux qui paroifloient fe
bien