autour du Monde. 6 $
fable & de coquillages. Le Cap Holland nous reftoit —■ ■s. l’O. S. O. ~ O., éloigné de trois milles , & le Cap ^ NN * J 7 6 7 -Froward un peu au N. de l’E. Il y avoit précifémenc€n face du vaifleau un très-joli ruiffeau , & fous le CapHolland une grande rivière , navigable pour les cha-loupes jufqu’k plufieurs milles. On trouve aufti fur lacôte une grande quantité* de bois à brûler. Noustrouvâmes des moules & des lépas , du céleri & descanneberges en abondance ; mais nous ne prîmesque très-peu de poiffon , foit k la ligne, foit au filet.
Nous tuâmes des oies , des canards , des farcelles &des racc-horfcs , mais en petite quantité. Cette baie eftpar 53 d 57 ' de latitude S., & 72 d 34 ' de longitude O.fuivant notre eftime. La variation étoit de deux pointesà l’Efi. L’eau montoit k environ huit pieds ; nous netrouvâmes cependant point de marée régulière , maisun fort courant portant k l’Eft. Nous y jcttâmes l’ancrele 19 Janvier & nous en partîmes le 13,
V. Baie du Cap Galand. Dans cette baie , oùl’on peut entrer avec beaucoup de fureté , il y a unbeau & grand lagon, où une flotte pourroit mouillerfans aucun danger, & qui a, dans toute fon étendue ,quatre braflés d’eau , avec un fond de vafe molle. Lemeilleur mouillage , dans la baie , eft fur le côté del’Eft, où il y a de G k 10 braffes de fond. On y trouvedeux rivières pour faire de l’eau, & beaucoup de bois.
Le lagon abondoit en poules fauvages , en céleri,en moules & en lépas. Nous ne jettâmes pas lafeine, parce que nous en avions une mife en piècesôc que l’autre n’étoic pas déballée ; mais, fi nous en
Tome IJ . I