G \ Voyage
400. Ils avoient tous péri, faute de fubfiftance , à l’ex-Ann. 1766, ception de vingt-quatre : vingt-trois de ceux-ci s’em-7 7 barquèrent pour la rivière de Plata , & l’on n’en ajamais entendu parler depuis. Le dernier , nomméHernando , fut amené en Angleterre par Cavendish ,qui donna a l’endroit où il l’avoit trouvé, le nom dePort Famine. C’eft une très-belle baie, dans laquelleplufieurs vaiffeaux peuvent mouiller commodément &en fûreté. Nous amarrâmes à 9 bradés d’eau , ayantmis le Cap Sainte - Anne au N. E. 4 E., & la rivièrede Sedger au S. -j-O. ; ce qui eft peut-être la meilleurefituation qu’on puiffe prendre , quoique le fond foitbon dans toute la baie. On trouve en cet endroit dequoi faire commodément du bois & de l’eau. Nousprîmes une grande quantité d’un petit poiflon très-bon en jettant la ligne par les bords du vaifièau , ôcnous jettâmes aufli la feine, avec beaucoup de fuccès,dans une baie de fable fin, un peu au Sud de la rivièrede Sedger. Nous tuâmes un grand nombre d’oifeauxde différentes efpèces , & particulièrement des oies ,des canards, des farcelles, des beccaffines, des plu-viers & des race-horfes ; nous y trouvâmes aufli ducéleri en grande abondance. Cet endroit eft par 53 e1Agh ' de latitude S., & 71 d x8 ', fuivant l’obfervation , *de longitude O. Nous y jettâmes l’ancre le 17 Décem-bre 1766, & nous en partîmes le 18 Janvier 1767.
IV. B aie du Cap Holland. Il n’y a aucun dangerà entrer dans cette baie , qui a par-tout un fond très-bon pour y jetter l’ancre. Nous mouillâmes à environtrois encablures du rivage, fur 10 brafîès, fond de gros
fable