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6 o Voyage
Nous continuâmes de ramafler des moules tousAnn. 1767. | es j ours jufqu’au j Avril; mais plufieurs perfonnes deS Avril. p/, C j U jp a g e a y an t été attaquées de la dyiïenterie, le Chi-rurgien demanda qu’on n’apportât plus de moules àbord.
Comme le tems étoit toujours orageux & incertain ,nous refiâmes h l’ancre jufqu’au 10 ; ce jour-là , à dixheures du matin , nous mîmes à la voile de compagnieavec le Swallow. A midi, le Cap de la Providence nousreftoit au N. N. O., à quatre ou cinq milles. A quatreheures après-midi, nous avions le Cap Tamer au N. O.i O. \ O., à trois lieues de diftance , le Cap Upright,E. S. E. \ S., à trois lieues aufti, & le Cap Pillar O.,à la diftance de dix lieues. Nous gouvernâmes toutela nuit à-peu-près à l’O. \ N., & à huit heures dumatin nous avions fait trente-huit milles , fuivant leloc. Alors le Cap Pillar étoit à un demi-mille au S. O.,& le Swallow étoit à environ trois milles derrière nous.Comme nous n’eûmes plus que peu de vent , nousfûmes obligés de faire autant de voile que nous pûmes,afin de fortir de l’embouchure du détroit. A onzeheures, je voulois faire moins de voile à caufe du Swal-low ,• mais cela ne me fut pas poflible , parce qu’uncourant nous chafloit avec force fur les Ifles de Di-rection , & que le vent étant à I’Oueft, il m’étoit indifÿpenfable de porter de la voile pour les éviter. Peu detems après nous perdîmes de vue le Swallow, & nousne l’ayons plus revu depuis. Je fus d’abord tenté derentrer dans le détroit ; mais il s’éleva du brouillard& la mer devint très-grofle ; nous fûmes unanimement
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