;8 Voyage
OTg ^" lgg3J * paifiblement, & nous les renvoyâmes, comme de cou-Ann. 1767. tume f en i eur donnant quelques bagatelles.
1 Avril. Le lendemain, premier Avril, d’autres Américainsvinrent au vaiffeau , apportant avec eux quelquesoifeaux, de ceux qu’on appelle Race-horfes. Nos gensachetèrent ces oifeaux pour quelque chofe de peu devaleur, & je fis préfent aux Américains de quelqueshaches & de quelques couteaux.
Le jour fuivant, le Maître du Swallow qui avoitété envoyé pour chercher des mouillages , rapportaqu’il en avoit trouvé trois très-bons fur la côte duNord ; l’un k environ quatre milles à l’Oueft du Capde la Providence ; un autre fous la côte orientale duCap T amer j & le troilième à environ quatre milles kl’Oueft de ce dernier Cap ; mais il dit qu’il n’y avoicaucun endroit fous le Cap de la Providence où l’onpût jetter l’ancre, parce que le fond étoit de rocher.
Nous vîmes ce même jour venir k bord du vaif-feau deux canots, avec quatre hommes & trois petitsenfans dans chacun. Les hommes étoient plus vêtusque les Américains que nous avions vus aupara-vant ; mais les enfans étoient entièrement nuds ; ilsétoient un peu plus blonds que les hommes , qui paroif-foient avoir beaucoup d’attention & de tendreffe poureux , & s’occupoient fur-tout k les lever en l’air , tantôten-dedans, tantôt en-dehors des canots. Je donnai kces enfans des colliers & des bracelets , qui parurentleur faire beaucoup de plaifir. Pendant que quelques-uns de ces Américains étoient k bord du vaiffeau, &