36 Voyage
~ .. - étoit S. E. 4 S. Le vent fouffloit de terre avec vio-
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Janvier^* ^ ence & P ar ^affales ; à deux heures nous avions lapointe occidentale du Cap Galand a l’Eft , éloignée detrois lieues, & la pointe d 'York à O. N. O., éloignéede cinq lieues. A cinq heures nous arrivâmes à la radeà'York , la pointe gifant au N. E., h la diftance d’undemi-mille ; alors le vaifleau fut pris en poupe; unfort courant avec une pefante raffale nous chafîà avectant de violence fous le vent, que nous eûmes beau-coup de peine a gagner la baie d 'Elisabeth , où nousmouillâmes k 12 brafles de fond , près d’une rivière.Le Swaliow étant k l’ancre vis-k-vis de la pointe dela baie & très-près des rochers, j’envoyai k fon fecourstous les canots avec des ancres & des hanfières ; nousparvînmes k le remorquer contre le vent, & k l’amenerdans un bon mouillage. La pointe d 'York reftoit alorsO. 4 de N ; nous avions un bas-fond avec des herbesdeflus, O. N. O. k un cable de diftance ; la pointe dePajfage , S. E. | E. k un demi-mille ; un rocher prèsde l’ifle Rupert S. { E., & un ruiflèau qui étoit furla baie , N. E. 4 E., k environ trois encablures. Peude tems après le coucher du foleil , nous vîmes unegrande fumée fur la côte méridionale, & une autre furl’ifle du Prince Rupert.
Le 29 de grand matin , j’envoyai les chaloupes à terrepour faire de l’eau ; peu de tems après que nos gensfurent defeendus , trois pirogues partirent de la côteméridionale , & débarquèrent feize Américains fur lapointe orientale de la baie. Lorfqu’ils furent k environcent verges de diftance de nos gens , ils s’arrêtèrent,