Ann. 1770.Avril,
312, Voyage
de la côte au Nord. A fix heures , la terre la plusfeptentrionale que nous viffions , nous reftoit au N.N. O., & nous étions alors à quatre lieues du rivage.Nous nous trouvâmes à midi au 3& d 51' latitude Sud,au 109 d ^3' de longitude Oueft & à environ troislieues de la côte. Le tems étant clair, nous vîmes dif-tin&ement le pays ; il préfente un coup-d’œil agréable;la terre eft médiocrement élevée &. entrecoupée par descollines & des vallées , des hauteurs & des plaines ;il y a un petit nombre de prairies de peu d’étendue,& qui font en général couvertes de bois. La pentedes collines & des hauteurs eft douce , & les fommetsn’en font pas très-hauts. Nous continuâmes à porterau Nord le long de la côte , avec un vent du Sud ;dans l’après-midi, nous vîmes de la fumée en plufieursendroits ; ce qui ne nous permit pas de douter que le paysne fût habité. A fix heures du foir nous fîmes de petitesvoiles & nous fondâmes ; nous trouvâmes 44 brafîesd’eau , fond de beau fable ; nous voguâmes à petitesvoiles jufqu’a minuit ; alors nous mîmes en pannepour le refte de la nuit, ayant 19 brafl'es d’eau.
Nous remîmes à la voile le ai , à quatre heures dumatin , étant éloignés de terre d’environ cinq lieues ;à fix heures, nous étions en travers d’une haute mon-tagne fituée près de la côte , & que j’appellai Mont-Dromadaire, , à caufe de fa figure. Au-deflbus decette montagne, la côte forme une pointe à laquelleje donnai le nom de P ointe-Dromadaire ; on trouveau-defîus de cette pointe un mondrain qui fe termineen pic* Nous étions alors au 36 d 18' de latitude Sud,
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