310 Voyage
heure du matin , nous mîmes à la cape , & nousfondâmes, fans trouver de fond par 130 bradés : à fixheures nous vîmes une terre qui % s’étendoit du N. E.à l’O. à la diftance de cinq ou fix*heues ; nous avionsalors 8 brades d’eau, fond de fable fin.
Nous continuâmes à porter à l’Oueft avec un ventde S. S. O. jufqu’à huit heures , que nous forçâmesde voiles & nous longeâmes la côte N. E., en gou-vernant fur la terre la plus orientale que nous viflîons.Nous étions alors au 37 d 58' de latitude Sud, & au2,10 d 39' de longitude Oueft. Je jugeai que la pointela plus Sud de la terre qui fut en vue & qui nous ref-toit â l’O. S. O. étoit fituée au 38 e1 de latitude , &au 211 d 7 ' de longitude ; je lui donnai le nom dePointe Hicks , parce que M. Hicks, mon premier Lieu-tenant , la découvrit le premier. On n’appercevoit pointde terre au Sud de cette pointe, quoique le tems fût très-clair de ce côté , & que par notre longitude comparéeavec celle de Tafman , non telle qu’on la trouve dans lescartes imprimées , mais dans les extraits du Journal dece Navigateur publiés par Rembrantfe, le milieu de laterre de Van-Diemen dût nous refter dire&ement auSud : en effet la profondeur de la mer diminuant tout-à coup , dès que le vent fut calmé, j’avois lieu decroire que ma conjedure étoit fondée ; cependantcomme je ne l’ai pas vérifié , & que j’ai trouvé lacôte s’étendant au N. E. & S. O. ou même un peuplus à l’Eft , je ne peux pas déterminer fi elle eft jointeà la terre de l r an-Diemen, ou fi elle en eft féparée.
A midi, nous étions au 37 d 50' de latitude , 6 c su