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3 (1774)
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301
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du Capitaine Cook. 301

nons de rapporter, nayant pas été écrits par la mêmeperfonne, il eft poffible que lune ait employé plusde lettres que lautre ,pour exprimer le même Ton.

J e dois obferver auffi que ceft le génie de la lan-gue, fur-tout dans la partie méridionale de la Nou-velle Zélande , de mettre des articles devant les noms,ainfi que nous y plaçons le , un, &c. Les articles doncils fe fervent communément font ht ou ko ; cefl; en-core un ufage commun parmi eux , dajouter le motoeia après un autre mot, comme une répétition de lamême chofe, fur-tout sils répondent a une queftion ;ainfi que nous difons , oui vraiment, certainement, envérité. Daprès cette pratique , nos Officiers , qui nejugeoient des mots que par loreille , fans pouvoirappliquer une fignificadon à chaque fon , formèrentdes mots dune longueur énorme. Je vais faire en-tendre ceci par un exemple.

Ann. 1770,Mars.

D ans la Baie des J fies il y en a une remarquablequi eft appellée par les Naturels du pays matuaro.Un de nos Officiers ayant demandé le nom de cetteIfle, un Indien répondit en y ajoutant la particule,Kematuaro ,* lOfficier nentendant quimparfaite-ment, répéta fa queftion , 6c le Zélandois réitéra faréponfe , en ajoutant oeia, ce qui fit le mot kematua-rooeia ; il arriva de- que dans le livre du Lok ,je trouvai matuaro transformé en cumett'rwarroweia.La même méprife pourroit arriver à un Etrangerarrivé parmi nous. Suppofons quun habitant de laNouvelle - Zélande foit à hackney & quil demande» quel village eft-ce ici » on lui répondroit » ceft