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du Capitaine Cook. 189
fe levant de leur flége , ils endofîoient un vêtement
montroient aux autres habitans ce qu’ils dévoient faire.Quand ils fe trouvoient à une trop grande diftancepour nous atteindre avec la lance ou avec une pierre , ils
armes ; alors ils nous adreffoient leur défi , dont lesmots étoient prefque toujours les mêmes, Haromai fharomai, harre uta a patou-patou oge : « Venez à nous,» venez à terre , & nous vous tuerons tous avec nos» patou-patous ». Pendant qu’ils profércient ces me-naces , ils s’approchoient inferifibîement jufqu’à cequ’ils fufTent tout près du vaiffeau. Ils parloient parintervalles d’un ton tranquille , & répondoient à
toutes les queftions que nous leur faifions ; d’autres-foisils renouvelaient leur défi & leurs menaces, jufqu’k cequ’enfin encouragés par la timidité qu’ils nous fup-pofoient, ils commençoient leur chanfon & leur danfede guerre ; c’étoit le prélude de l’attaque , laquelleduroit quelquefois fi long-tems , que , pour la fairefinir , nous étions obligés de tirer quelques coups defufils. Quelquefois ils fe retiroient après nous avoirjetté quelques pierres à bord , comme s’ils euflènt étécontens de nous avoir fait une infulte dont nous n’o-fions pas nous venger.
La danfe de guerre confifte en un grand nombrede mouvemens violens & des contorfions hideufes demembres ; le vifage y joue un grand rôle ; fouvenc
qui fembloit defliné pour cette occafion , & qui étoitordinairement une peau de chien. Ils prenoient en
main leur bâton de diftinêfion ou une arme, & ils
croyoient auffi qu’ils n’étoient pas à la portée de nos
Tome III,
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