du Capitaine Cook. 2.81
Nous avons fait mention plus haut d’une autre ——preuve de la fan té de ces peuples , en parlant de la ^ NNi I 77 0,facilité avec laquelle des bleffures très - récentes feguérirent & fe cicatrisèrent. Lorfque nous examinâ-mes l’homme qui avoit reçu une balle de fufîl à tra-vers la partie charnue du bras , fa bleffure paroiffoicen fi bon état & fi près d’être guérie, que fi je n’avoispas été sûr qu’on n’y avoit rien mis , j’aurois , pourl’intérêt de l’humanité , pris des informations fur lesplantes vulnéraires, & fur les pratiques chirurgicalesdu pays.
C e qui prouve encore que ies habitans de ce paysfont exempts de maladie, c’eft le grand nombre devieillards que nous avons vus , & dont plufieurs , àen juger par la perte de leurs cheveux & de leursdents , fembloient être très-âgés : cependant aucund’eux n’étoit décrépit, & quoiqu’ils n’euffent plus dansles mufcles autant de force que les jeunes, ils n’étoientni moins gais ni moins vifs.
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Tome III.