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Voyage
-»* — fait palier une plume qui s’avançoic en faillie de cha-Ann. 1770. q Ue côté fur les joues. Il eft probable qu’il avoit adoptéî ' iars ’ cette lingularité bifarre comme un ornement ; maisparmi tous les Indiens que notlis avons rencontrés ,aucun n’en portoit de femblable ; nous n’avons pasmême remarqué à leurs nés de trou qui pût lervir àun pareil ufage.
Habitations. Leuas habitations font les plus groftîers & les moinsinduftrieux de leurs ouvrages : excepté en grandeur ,elles font à peine égales au chenil des chiens en An-gleterre. Elles ont rarement plus de dix-huit ou vingtpieds de long , huit ou dix de large , & cinq ou fixde haut, depuis la poutre , qui fe prolonge d’une ex-trémité à l’autre , & qui forme le faite jufqu’à terre.La charpente eft de bois , & ordinairement de perchesminces ; les côtés & le toit font compolés d’herbessèches & de foin , & il faut avouer que le tout eftjoint enlèmble avec bien peu de folidiré. Il y en aquelques-unes garnies en-dedans d’écorces d’arbres , deforte que dans un tems froid elles doivent procurer untrès-bon afyle. Le toit eft incliné comme celui de nosgranges ; la porte eft à une des extrémités & n’a que lahauteur fuffifante pour admettre un homme, qui fetraîne en y entrant fur fes mains & fes genoux. Près dela porte il y a un trou carré qui fert à la fois de fe-'nêtre & de cheminée ; car le foyer eft à cette extré-mité, à peu près au milieu de l’habitation , & entreles deux côtés. Dans quelque partie viftble , & ordi-nairement près de la porte , ils attachent une planchecouverte de fculpture à leur manière. Cette planche a