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la figure que les hommes. Les Zélandois ont les che-Ann. 1770. V èux & la barbe noire; leurs dents font très-régulièresMarü. ^ auffi blanches que l’ivoire. Ils jouiffent d’une fauterobufte & nous en avons vu pluneurs qui nous paru-rent fort âgés. Les traits des deux fexes font beaux.Les hommes & les femmes femblent être d'un carac-tère doux & afîable ; ils fe traitent les uns les autresde la manière la plus tendre & la plus affe&ueufe, maisils font implacables envers leurs ennemis, à qui, commeje l’ai déjà remarqué, ils ne font point de quartier. Peut-être paroîtra-t-il étrange qu’il y ait des guerres fréquen-tes dans un pays où il y a fi peu d’avantages à obtenirpar la viéfoire, & que chaque diftriét d’une contrée habi-tée par un peuple fi pacifique & fi doux, foit l’ennemide tout ce qui l’environne. Mais il eft poffible que parmices Infulaires , les vainqueurs retirent de leurs luccèsplus d’avantages qu’on ne le croiroit au premier coupd’œil , & qu’ils foient portés à des hoftilités récipro-ques par des motifs que l’attachement & l’amitié nefont pas capables de furmonter. Il paroît par ce quenous avons déjà dit d'eux , que leur principale nour-riture eft le poiflon , qu’ils ne peuvent fe procurer quefur la côte de la mer, laquelle ne leur en fournit unequantité ftiffifante que dans un certain tems. Les tri-bus qui vivent dans l’intérieur des terres , s’il y en aquelques-unes , & même celles qui habitent la côte ,doivent donc être fouvent en danger de mourir defaim. Leur pays ne produit ni moutons , ni chèvres ,ni cochons , ni bétail; ils n’ont point de volailles ap-privoifées, & ils ne connoiffent pas l’art de prendredes oifeaux fauvages , en allez grand nombre pour