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3 (1774)
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262
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z 6 z Voyage

la figure que les hommes. Les Zélandois ont les che-Ann. 1770. V èux & la barbe noire; leurs dents font très-régulièresMarü. ^ auffi blanches que livoire. Ils jouiffent dune fauterobufte & nous en avons vu pluneurs qui nous paru-rent fort âgés. Les traits des deux fexes font beaux.Les hommes & les femmes femblent être d'un carac-tère doux & afîable ; ils fe traitent les uns les autresde la manière la plus tendre & la plus affe&ueufe, maisils font implacables envers leurs ennemis, à qui, commeje lai déjà remarqué, ils ne font point de quartier. Peut-être paroîtra-t-il étrange quil y ait des guerres fréquen-tes dans un pays il y a fi peu davantages à obtenirpar la viéfoire, & que chaque diftriét dune contrée habi-tée par un peuple fi pacifique & fi doux, foit lennemide tout ce qui lenvironne. Mais il eft poffible que parmices Infulaires , les vainqueurs retirent de leurs luccèsplus davantages quon ne le croiroit au premier coupdœil , & quils foient portés à des hoftilités récipro-ques par des motifs que lattachement & lamitié nefont pas capables de furmonter. Il paroît par ce quenous avons déjà dit d'eux , que leur principale nour-riture eft le poiflon , quils ne peuvent fe procurer quefur la côte de la mer, laquelle ne leur en fournit unequantité ftiffifante que dans un certain tems. Les tri-bus qui vivent dans lintérieur des terres , sil y en aquelques-unes , & même celles qui habitent la côte ,doivent donc être fouvent en danger de mourir defaim. Leur pays ne produit ni moutons , ni chèvres ,ni cochons , ni bétail; ils nont point de volailles ap-privoifées, & ils ne connoiffent pas lart de prendredes oifeaux fauvages , en allez grand nombre pour