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Capitaine Cook. 2.J9
dans les marais les plus profonds; elle femble pourtantpréférer les endroits marécageux, car nous avons ob-fervé qu’elle y étoit plus grande que par-tout ailleurs.
J’ai déjà dit que nous vîmes une grande abondancede fable ferrugineux dans la baie de Mercure , 6c quepar conféquent on trouveroit infailliblement à peu dediftance de-là , du minerai de fer. Quant aux autres mé-taux, nous n’avons pas allez de connoiflance du payspour former des conjectures fur cette matière.
Si la grande Bretagne penfoit jamais que ce fût unobjet digne de fon attention, que d’établir une coloniedans ce pays , le meilleur endroit qu’on pût choifir ,feroit fur les bords de la lamife , ou dans l’endroitqui borde la baie des Ifles. Dans l’une ou l’autre place,on auroit l’avantage d’un très-bon havre ; & au moyende la rivière, il feroit facile d’étendre les établiffemens& d’établir une communication avec l’intérieur dupays. Le beau bois qui abonde dans cette partie,fourniroit à très-peu de frais & de peine, des vailfeauxou d’autres bâtimens propres à la navigation. Je ne puispas déterminer exactement quelle eft la profondeurd’eau que devroit tirer un vaifleau qui navigueroit furcette rivière, même dans la partie que j’ai remontéeavec le bateau, parce que cela dépend de la pro-fondeur qui eft fur la barre, ou des bas fonds quifont fitués devant la partie la plus étroite de la rivière ,& que je n’ai pas euoccafion d’examiner; mais je penfequ’un bâtiment, qui ne tireroit pas plus de douzepieds d’eau, feroit très-convenable pour cette naviga-tion.
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