184 Voyage
-*- u ^"rr" a ? notre homme tenoit à la main , & comme il le man-Ann. 1770. qua , il le mit fur le champ dans une pofture de défenfe ,agita Ion patou-patou, & parut le difpofer à frapper;on’lui tira du vaifleau un coup dd fufil chargé à petitplomb , dont quelques grains l’atteignirent au genou.Ce contre ttms mit fin à nos échanges, mais les Indiensrefièrent toujours près du vaifleau ; ils ramèrent alentourplufieurs fois & ils caufèrent avec Tupia , principa-lement fur les traditions qu’ils avoient touchant lesantiquités de leur pays. Nous avions confeillé à Tu-pia de les amener fur ce fujec, en leur demandant fijamais ils avoient vu un vailfeau comme le nôtre , oùs’ils avoient oui-dire qu’un pareil bâtiment eût abordéautrefois fur leur côte. Ils répondirent toujours d’unemanière négative ; de forte que la tradition n’avoitconftrvé parmi eux aucun fouvenir de Tafman , quoi-que , d’après une obfervation faite ce même jour, 1.6,nous euflions trouvé que nous n’étions qu’à quinze millesau Sud de la Baie des AJfaJJîns. Notre latitude c'toit de41 d 5 ' 3z", & celle de la Baie des AJJaJJîns , luivantla relation de Tafman, de 40 d 50'..
Tes femmes qui étoient à bord de ces pirogues, &quelques-uns des hommes , avoient une coëffure quenous ne connoifiïons pas encore. Elle étoit compoféed’une touffe de plumes noires, difpofées en rond &attachées fur le Commet de la tête, qu’elle couvroit enentier & qu’elle faifoit paroître deux fois aufli élevéequ’elle l’étoit réellement.
Après-dîner , je m’embarquai fur la pinaffeavec MM. Banks & Solander, Tupia & quelques-
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