du Capitaine Cook. 183
car le terrein n’étoit qu’une feule forée d’une vafte -étendue. Comme nous avions porté la feine avec nous,nous la jettâmes une ou deux fois, avec tant de fuccèsque nous prîmes pr& de trois cens livres de poiffonsde différentes elpeces , qui furent tous partagés égale-ment entre les gens de l’équipage.
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Ann. 1770.Janvier.
Le r6, à la pointe du jour, pendant que nous étionsoccupés a caréner le vailleau, trois pirogues s’avancè-rent vers nous ; elles avoient à bord plus de cent hom-mes, outre piufieurs de leurs femmes que nous fûmescharmés de voir , car en général leur préfence eftun ligne de paix ; mais ils devinrent bien - tôt très-incommodes & ils nous firent craindre avec raifonqu’ils ne méditaffent quelque entreprife fàcheufe con-tre ceux de nos gens qui étoient dans les bateaux aucôté du vailfeau. Cependant ayant envoyé la chaloupeà terre avec quelques futailles , & quelques-unes despirogues entreprenant de la fuivre, nous crûmes qu’ilétoit nécefîaire de les intimider , & pour cet effetnous tirâmes des coups de fufils chargés à petit plomb.Nous étions à une fi grande diftance qu’il étoit im-poffible de les atteindre ; cependant cet expédienteut du fuccès ; car ils abandonnèrent leur pour-fuite. Ils avoient dans leurs pirogues des poiffonsqu’ils offrirent de nous vendre , & quoiqu’ils fulfentgâtés, nous confentîmes à les acheter; pour cela nousleur envoyâmes un de nos gens dans un bateau , &ils firent leurs échanges pendant quelque tems d’unemanière très-honnête. A la fin , l’un d’eux guettant unmoment favorable , tâcha d’arracher du papier que