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à ce tems au 3^ d 31 ' de latitude S. , & au 18^ d ÿo'de longitude O. Le Cap Maria nous reftoit au N.^< ) d O. à quarante-quatre lieues. & demie ; de forteque la côte doit être prefque droite h-peu-près dansla direction du S. S. E. ~ E. & N. N. O. f- O. Versle 35 d 45' de latitude, il y a, tout près de la mer,quelques monticules élevées, au Sud defquelles la côteeft encore haute, & préfente i’afpect le plus défert &le plus ftérile qu’on puifle imaginer. On n’y apper-çoit rien que des collines de fable , fur lefquelles il ya à peine une tache de verdure ; & une vafte mer ,chaffée par les vents d’Oueft, y brifant en lames ter-ribles , donne à cette côte un air fauvage & effrayant,qui jette dans l’efprit des idées de danger & de fo-litude , & affeéte l’ame des fentimens du malheur &de la mort. Depuis cet endroit , je gouvernai auNord, déterminé de ne plus approcher à la même dis-tance de la côte , à moins que le vent ne fût très-favorable. J’augmentai de voiles , efpérant le lende-main , h midi, me trouver fort avant au large , &nous parcourûmes cent & deux milles au N. 38 e1O.; notre latitude, par obfervation, étoit de 3^ d 10'S., & le Cap Maria nous reftoit au N. io d E. àquarante & un milles. La nuit , le vent fauta du S.O. I S. au S., & fouilla avec force. Jufqu’à midi du ^ ,nous fîmes huit milles au N. y} d O.
Le G , k la pointe du jour , nous découvrîmes auN. N. E., à huit ou neuf lieues, une terre que nousjugeâmes être le Cap Maria ; l’après-midi du 7, ellenous reftoit h l’E, : quelques tems après , nous apper-