iyi Voyage
— Pendant que le vent foufBoit, nous étions heureufe-
Ann. 1770. menc ^ une dilîance confidérable de terre, car autre-Envier. ,, , , , ’ , .
nient il elt tres-probable que nous aurions péri.
A cinq heures du foir , ayant une brife fraîche del’Oueft, nous virâmes vent devant 6 c portâmes au Sud ;le Cap Nord nous reftoit alors à I’E. \ N. , & nousdécouvrions une pointe qui gît k trois lieues a PO.~ N. O. de ce Cap.
Ce Cap, ainfi que je l’ai déjà obfervé, eft l’extré-mité la plus feptentrionale de ce pays & la pointe laplus orientale d’une péninfule qui fe prolonge N. O.6 c N. O. N. , k dix-fept ou dix-huit lieues, & dontle Cap Maria-Nan-Dterrien , forme la pointe la plusoccidentale. Le Cap Maria gît au 34 d 40' de Iari—rude S. , & au 187 e1 8' de longitude O., & depuiscette pointe la terre court S. E. j S., 6 c S. E. au-delkdu Mont Camel, 6 c elle forme par-tout une côte fté-rile compofée de bancs de fable blanc.
Le 2, k midi, nous étions au 3 i > d 17'' de latitudeS., & le Cap Maria nous rettoit au N. k la diftanced’environ feize lieues, autant que nous pûmes le con-jecturer; car nous n’avions point de terre en vue, 6 cnous n’ofions pas approcher plus près, parce qu’unvent frais fouffloit directement fur la côte 6 c que nousétions battus d’ailleurs par une grolfe mer. Le ventcontinua dans l’O. S. O. & le S. O., avec des raffa-les fréquentes. Le foir, nous diminuâmes de voiles ;a minuit nous virâmes vent devant & nous fîmes unebordée au N. G. jufqu’k deux heures du matin, quand