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3 (1774)
Entstehung
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172
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iyi Voyage

Pendant que le vent foufBoit, nous étions heureufe-

Ann. 1770. menc ^ une dilîance confidérable de terre, car autre-Envier. ,, , , , , .

nient il elt tres-probable que nous aurions péri.

A cinq heures du foir , ayant une brife fraîche delOueft, nous virâmes vent devant 6 c portâmes au Sud ;le Cap Nord nous reftoit alors à IE. \ N. , & nousdécouvrions une pointe qui gît k trois lieues a PO.~ N. O. de ce Cap.

Ce Cap, ainfi que je lai déjà obfervé, eft lextré-mité la plus feptentrionale de ce pays & la pointe laplus orientale dune péninfule qui fe prolonge N. O.6 c N. O. N. , k dix-fept ou dix-huit lieues, & dontle Cap Maria-Nan-Dterrien , forme la pointe la plusoccidentale. Le Cap Maria gît au 34 d 40' de Iarirude S. , & au 187 e1 8' de longitude O., & depuiscette pointe la terre court S. E. j S., 6 c S. E. au-delkdu Mont Camel, 6 c elle forme par-tout une côte fté-rile compofée de bancs de fable blanc.

Le 2, k midi, nous étions au 3 i > d 17'' de latitudeS., & le Cap Maria nous rettoit au N. k la diftancedenviron feize lieues, autant que nous pûmes le con-jecturer; car nous navions point de terre en vue, 6 cnous nofions pas approcher plus près, parce quunvent frais fouffloit directement fur la côte 6 c que nousétions battus dailleurs par une grolfe mer. Le ventcontinua dans lO. S. O. & le S. O., avec des raffa-les fréquentes. Le foir, nous diminuâmes de voiles ;a minuit nous virâmes vent devant & nous fîmes unebordée au N. G. jufquk deux heures du matin, quand