du Capitaine Cook. 171
d’environ cinq lieues. A fept heures du foir, nousvirâmes vent devant, & mîmes le cap à l’Oued avecune brife modérée dp S. O. \ S. & du S. O. LeMontCamel nous redoit alors au N. 83 d E., & la terrela plus feptentrionale , ou le Cap Maria-Van-Dic-men, au N. \ N. O. Nous étions éloignés d’environtrois lieues de la terre la plus voifine, & la fonde rap-portoit un peu plus de 40 brades. Il faut remarquerque le Mont Camel , qui vu de l’autre côté, ne fem-bloit pas être à plus d’un mille de la mer , n’en pa-roidoit guères plus éloigné lorfqu’on le regardoit dece côté; ce qui démontre que la terre ne peut pas avoirlà plus de deux ou trois milles de large.
Le premier Janvier 1770 , à fix heures du matin ,nous virâmes vent devant pour porter à l’Ed , les troisRois nous reliant au N. O. | N. Nous revirâmes àmidi, & mîmes le cap à l’Oueft , étant au 34 e1 37'de îaticude S. ; les trois Rois nous reftoient alors auN. O- j N., à dix ou onze lieues, & le Cap Maria-Van-Diancn , au N. 31 d E., à environ quatre lieues& demie. Dans cette lituation nous avions 54 bradesd’eau.
Pendant cette partie de notre navigation, il y adeux chofes très-remarquables à obferver : au 35 d delatitude S. , & au milieu de l’été, j’ai trouvé un grosvent qui étoit d’une force & d’une durée dont j’avoisà peine vu d’exemple auparavant, & nous employâ-mes trois femaines a faire dix lieues à l’Oued , & cinqà avancer de cinquante lieues ; car il s’étoit alors écouléce tems depuis que nous avions pade le Cap Bret.
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Ann. 1769*Décemb.
1770.
Janvier.