du Capitaine Cook. 163
fur une groffe pirogue; qu’il n’en revint qu’une par- ^
tie, & qu’ils rapportèrent qu’après un pafl’age d’un Ann. 1769 ,.. . 'iii- • Décemb.
mois, ils avoient vu un pays ou les nabitans mangeoient
des cochons. Tupia s’informant alors fi. ces navigateursavoient ramené quelques cochons avec eux, ils répon-dirent que non. Tupia répliqua enfuite : votre hiftoireefi fûrement faufie; car on ne croira pas que des hom-mes , qui reviennent fans cochons d’une expédition ,aient vifité un pays où l’on pouvoit fe procurer de cesanimaux. Il faut cependant remarquer , malgré l’ob-jeétion pleine de fens de notre Otahitien , que quandils faifoicnt mention des cochons, ils n’en décrivoientpas la figure , mais ils les défignoient feulement parle mot Booak , nom qu’on leur donne dans les Iflesde la mer du Sud. Mais fi cet animal leur avoir été in-connu , & qu’ils n’eu fient eu aucune communicationavec un peuple chez qui il y en avoir, ils n’auroientpas pu en favoir le nom.
Sur les dix heures du foir, une brife s’éleva à l’O.
N. O., avec laquelle nous portâmes au large vers leNord ; le lendemain 10, à midi, les Cavailes nousreftoient au S. E. E. à huit lieues, & l’entrée de labaie Doubtiejf, au S. j S. O., à trois lieues ; nousavions au N. O. O. l’extrémité N. O. de la terrequi étoiten vue, & que nous jugeâmes faire partie dela Nouvelle-Zélande. Notre latitude, par obfervation,étoit de 34 d 44 / S. Le foir , nous trouvâmes que lavariation de l’aiguille , mefurée- par l’azimuth, étoit deix d 41 ' E., & par l’amplitude de ix d 40'.
Le 11, dès le grand matin, nous arrivâmes vers la
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