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Voyage
mm™.******, nous trouvâmes une baie profonde qui s’c'tendoit
^Déccmb 9 T O- » dont nous pouvions à peine
appercevoir le fond , 6c la terre fembloic y être baffe6c unie. Je donnai à cette baie «’e nom de Baie Dou-htleJJ’; l’entrée en eft formée par deux pointes qui gî-fent h l’O. N. O., & à l’E. S. E., 6c qui font éloignéesde cinq milles, l’une de l’autre. Le vent ne nous per-mettant pas de l’examiner, nous gouvernâmes vers laterre la plus occidentale qui fût en vue, & qui nousrefloit à l'O. N. O., à environ trois lieues; mais nouseûmes calme avant d’avoir pu la ranger entièrement.
Pendant le calme, pîufieurs pirogues s’avancè-rent vers nous; mais les Indiens ayant entendu parlerde nos canons, nous eûmes beaucoup de peine à lesengager à venir fous notre poupe. Après avoir achetéquelques - unes de leurs étoffes ainfi que leur poiffon,nous fîmes quelques demandes fur leur pays, 6c à l’ai-de de Tupia, nous apprîmes qu’en naviguant troisjours fur leurs pirogues, ils arrivoientk un endroit ap-pellé Moore- W~henn.ua , 6c que de-là la terre tournoieun peu au Sud, 6c ne s’étendoit plus enfuite a l’Oueft.Nous conclûmes que ce lieu étoit la terre découvertepar Tafman, 6c appellée Cap Maria Wan Diemen :voyant que ces Infulaires étoient fi intelligens, nousleur demandâmes en outre s’ils connoiffoient quel-qu’autre pays que le leur ; ils répondirent qu’ils n’enavoient jamais vifité d’autre, mais que leurs ancêtresleur avoient dit qu’au N. O. j N., ou au N. N. O,il y avoit une contrée fort étendue, appellée UUmaroa,ou quelques-uns de leurs compatriotes étoient allés