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3 (1774)
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Voyage

mm.******, nous trouvâmes une baie profonde qui sc'tendoit

^Déccmb 9 T O- » dont nous pouvions à peine

appercevoir le fond , 6c la terre fembloic y être baffe6c unie. Je donnai à cette baie «e nom de Baie Dou-htleJJ; lentrée en eft formée par deux pointes qui-fent h lO. N. O., & à lE. S. E., 6c qui font éloignéesde cinq milles, lune de lautre. Le vent ne nous per-mettant pas de lexaminer, nous gouvernâmes vers laterre la plus occidentale qui fût en vue, & qui nousrefloit à l'O. N. O., à environ trois lieues; mais nouseûmes calme avant davoir pu la ranger entièrement.

Pendant le calme, pîufieurs pirogues savancè-rent vers nous; mais les Indiens ayant entendu parlerde nos canons, nous eûmes beaucoup de peine à lesengager à venir fous notre poupe. Après avoir achetéquelques - unes de leurs étoffes ainfi que leur poiffon,nous fîmes quelques demandes fur leur pays, 6c à lai-de de Tupia, nous apprîmes quen naviguant troisjours fur leurs pirogues, ils arrivoientk un endroit ap-pellé Moore- W~henn.ua , 6c que de- la terre tournoieun peu au Sud, 6c ne sétendoit plus enfuite a lOueft.Nous conclûmes que ce lieu étoit la terre découvertepar Tafman, 6c appellée Cap Maria Wan Diemen :voyant que ces Infulaires étoient fi intelligens, nousleur demandâmes en outre sils connoiffoient quel-quautre pays que le leur ; ils répondirent quils nenavoient jamais vifité dautre, mais que leurs ancêtresleur avoient dit quau N. O. j N., ou au N. N. O,il y avoit une contrée fort étendue, appellée UUmaroa,ou quelques-uns de leurs compatriotes étoient allés