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main au matin , 6 , quand nous fortîmes de la baie ,& une brife s’élevant au N. N. O., nous portâmesen mer.
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Cette baie , ainfi que je l’ai déjà obfervé, gîtau côté Ouefc du Cap Eret, & je la nommai la Baiedes lJles-3 à caufe du grand nombre d’Ifles qui bordentfes côtes & qui forment plufieurs havres égalementfûrs & commodes, où il y a afl'ez de place & de fondpour contenir toute une flotte. Celui dans lequel nousmouillâmes , gît au côté S. O. de l’Ifle le plus S. O.appellée Matuaro, au côté S. E. de la baie. Je n’aipas examiné avec exaefitude cette baie , je craignisd’employer trop de tems à cette opération ; je crusd’ailleurs en avoir parcouru un affez grand efpace pouraflùrer qu’on y trouve un bon mouillage & des rafraî-chilfemens de toute efpèce. Ce n’étoit pas alors la fai—fon des racines ; mais nous eûmes en abondance dupoiffon, que nous achetâmes cependant pour la plupartdes Naturels du pays, car nous ne pûmes en attrapperque très-peu au filet ou à la ligne. Quand nous mon-trâmes aux Indiens notre feine telle qu’en ont les vaif-feaux de Roi, ils s’en moquèrent en riant, & ils étalè-rent en triomphe la leur , qui étoit véritablement d’unegrandeur énorme & faite d’une efpèce d’herbe très-forte : elle avoit ^ brades de profondeur , & à en jugerpar l’efpace qu’elle obeupoit, elle n’avoit pas moins de 3ou 400 bradés de long. La pêche fembloit être la prin-cipale occupation de la vie dans cette partie du pays.Nous vîmes, aux environs de toutes leurs bourgades ,