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3 (1774)
Entstehung
Seite
158
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ij-8 Voyage

pouvoir prendre aucunes mefures pour fa fureté, ilAnn. 1769. étoit déjà à une encablure des brifans. Nous avions 13ccem ' brafTes deau ; mais le fond étoit tellement rempli derochers , que nous nofâmes pas Itullèr tomber lancre ;nous lançâmes fur le champ la pinaffe en mer pourtouer le vailfeau, & tout léquipage fentant le dangerque nous courions, ht les plus grands efforts pour nousen tirer. Heureufement il séleva de terre une petitebrife , & nous remarquâmes avec une joie qui ne peutsexprimer, que le bâtiment avoit regagné le large,après avoir été h près de la côte, que Tupia, qui nesappercevoit pas de notre fituation , converfoit dansle même inftant avec les Indiens qui étoient fur lagrève , dont on entendoit diftinéfement la voix ,malgré le bruit des brifans. Nous crûmes alors que jle péril étoit paffé; mais environ une heure après, levaiffeau toucha au moment même que lhomme quiétoit dans les porte-haubans , venoit de crier » 17 braf-fes ». Le choc nous jetta tous dans la plus grande conf-ternation. M. Banks , qui sétoit déshabillé pour femettre dans fon lit courut en hâte fur le pont, & lonannonça alors » 5 braffes ». Le rocher fur lequel nousdevions échouer, étant au vent , le vaiffeau reprit lelarge fans avoir reçu le moindre dommage, & la pro-fondeur de leau fe trouva bientôt k 20 braffes.

C e rocher gît k un demi-mille k lO. N. O. de lIflela plus feptentrionale ou la plus extérieure fur le côtéS. E. de la baie. Nous eûmes de petites fraîcheurs deterre, avec des calmes jufquk neuf heures du lende-