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pouvoir prendre aucunes mefures pour fa fureté, ilAnn. 1769. étoit déjà à une encablure des brifans. Nous avions 13ccem ' brafTes d’eau ; mais le fond étoit tellement rempli derochers , que nous n’ofâmes pas Itullèr tomber l’ancre ;nous lançâmes fur le champ la pinaffe en mer pourtouer le vailfeau, & tout l’équipage fentant le dangerque nous courions, ht les plus grands efforts pour nousen tirer. Heureufement il s’éleva de terre une petitebrife , & nous remarquâmes avec une joie qui ne peuts’exprimer, que le bâtiment avoit regagné le large,après avoir été h près de la côte, que Tupia, qui nes’appercevoit pas de notre fituation , converfoit dansle même inftant avec les Indiens qui étoient fur lagrève , dont on entendoit diftinéfement la voix ,malgré le bruit des brifans. Nous crûmes alors que jle péril étoit paffé; mais environ une heure après, levaiffeau toucha au moment même que l’homme quiétoit dans les porte-haubans , venoit de crier » 17 braf-fes ». Le choc nous jetta tous dans la plus grande conf-ternation. M. Banks , qui s’étoit déshabillé pour femettre dans fon lit courut en hâte fur le pont, & l’onannonça alors » 5 braffes ». Le rocher fur lequel nousdevions échouer, étant au vent , le vaiffeau reprit lelarge fans avoir reçu le moindre dommage, & la pro-fondeur de l’eau fe trouva bientôt k 20 braffes.
C e rocher gît k un demi-mille k l’O. N. O. de l’Iflela plus feptentrionale ou la plus extérieure fur le côtéS. E. de la baie. Nous eûmes de petites fraîcheurs deterre, avec des calmes jufqu’k neuf heures du lende-