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du Capitaine Cook. 139
me nous n’avions alors qu’une brife légère, j’allai dansla pinafie avec le Do&eur Solander fer la côte occi-dentale , mais nous n’y vîmes rien qui fût digne deremarque.
Quand je quittai le vaiffeau , il étoit environnéde plusieurs pirogues , c’efl: pour cela que M. Banksaima mieux refier à bord & trafiquer avec les natu-rels du pays : ils échangèrent leurs vêtemens & leursarmes, fur-tout contre du papier, & ils fe comportè-rent d’une maniéré très-pacifique & très-honnête. Ce-pendant un des Indiens , qui étoient fur le pont, pen-dant que fes compatriotes étoient ailleurs avec M.Banks , vola une partie d’un télefcope , & il fut dé-couvert au moment où il l’emportoit. M. Hicks quicommandoit a bord voulut le punir de deux coups defouet , & en conféquence il ordonna de le faifir furle pafl'avant & de l’attacher aux haut-bans. Quand lesautres Indiens virent qu’on exécutoit fes ordres , ilstâchèrent de reprendre de force le voleur; & commeles gens de notre équipage leur oppoferent de la ré-liftance , ils demandèrent leurs armes à d’autres In-diens qui étoient dans la pirogue ; ceux-ci les leurdonnèrent, &c quelques-uns d’entr’eux entreprirent demonter fur le côté du vaiffeau. M. Banks entendit letumulte , & alla en hâte fur le pont avec Tupia pourvoir ce qui étoit arrivé. Les Indiens accoururent àl’in fiant vers Tupia qui , trouvant M. Hicks inexo-rable , put feulement- les affurer qu’on n’attenteroitpoint à la vie de leur camarade , mais qu’il étoit né-ceffaire qu’il fût puni pour le délit qu’il avoit com-
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Ann. 1769Novemb.