6 Voyage
de MM. Banks & Solander , & de Tupia , avec la
Ann. 1769. pi na f]' e & l a chaloupe ; nous reconnûmes que la baie
ïs'ovemb. , . n - . » •
aboutifloit a une riviere , environ a neuf milles au-
deffus de l’endroit où étoit le vaîfleau ; nous entrâmesdans cette rivière au montant de la marée, & nous trou-vâmes qu'à trois milles de fon embouchure , l’eauétoit parfaitement douce. Avant d’avoir parcouru letiers de cette diftance , nous rencontrâmes un villageIndien , bâti fur une levée de fable fcc, ôc environ-née dans tout fon contour d’une vafe profonde quepeut-être les habitans regardoient comme un moyende défenfe. Dès que ces Indiens nous apperçurent, ilsaccoururent en foule fur le rivage , & ils nous invi-tèrent à defeendre ; nous acceptâmes leur invitation ,& nous leur rendîmes une vifite malgré la vafe ;comme le bon vieillard Toiava, notre ami, leur avoitparlé de nous, ils nous reçurent à bras ouverts; maisnotre féjour parmi eux ne pouvoir pas être long, parceque nous avions en vue d’autres objets de curiofîté.Nous remontâmes la rivière jufqu’à près de midi: nousétions alors à quatorze milles en-dedans de fon entrée ;& voyant que l’afpeét du pays étoit à-peu-près le mê-me, fans aucun changement dans le cours de la rivièreque nous n’avions point d’efpoir de fuivre jufqu’à fafource , nous débarquâmes lur le côté de l’Oueftpour examiner des arbres élevés, dont fes bords étoiençcouverts par-tout. Quoique peu éloignés de la baie dePauvreté Ôc de la baie de Hawke , ils étoient d’une ef-pece que nous n’avions pas encore vue auparavant.Nous eûmes à peine fait cent verges dans le bois quenous en rencontrâmes un qui avoit dix-neuf pieds huit
pouçe?