III
du Capitaine Cook.
palilfades fur le fommet du parapet & le long du borddu folié en dehors. Ces derniers avoient été enfoncésen terre à une très-grande profondeur , & ils étoientinclinés & s’avançoie:4t en faillie vers le folle ; maison n’y avoit lailfé que les plus épais qui portoient desmarques évidentes de feu, de forte que probablementla place avoit été prife & détruite par un ennemi.Si un vailfeau étoit jamais obligé d’y hiverner ou d’yféjourner pendant quelque tems , il pourroit drelferdes tentes en cet endroit qui eft allez vafte & fort com-mode , & qu’on défendroit aifément contre les for-ces de tout le pays.
Le ii, le vent fut fi fort & la pluie fi abondantequ’aucune pirogue des Indiens ne fe mit en mer; j’en-voyai pourtant la chaloupe prendre des huîtres fur l’undes bancs qui avoient été découverts la veille. Le bateau,revint bientôt entièrement chargé; les huîtres qui étoientauffi bonnes & à-peu-près de la même grolfeur que lesmeilleures de celles qui viennent de Colclujler , furentdépofées fous les mâts , & tout l'équipage ne ht qu’enmanger jufqu’au foir, tems où l’on imagine bien que laplus grande partie en étoit déjà confommée. Cette con-fommation ne nous ht pourtant point de peine, parceque nous favions que les bancs étant fecs à la maréeballe , il y avoit alfez de ces coquillages pour en chargernon-leulement la chaloupe, mais même le vailfeau.
Le matin du iz, deux pirogues fe mirent en mer;elles étoient remplies d’indiens que nous n’avions pasencore vus , mais qui , par les précautions qu’ils pre-noient en nous approchant, fembloient avoir entenduTome III» Q
Ann. 1769.Novemb.