X
ï> u Capitaine Cook. 117
x
tbffe de. M. Gore , il refufa de céder la fienne & ils’en alla dans fa pirogue. Quand on le menaça dele punir de la fraude qu’il venoit de commettre , lui& (es compagnons entonnèrent leur chanfon de guerre,& ils agitèrent leurs pagayes en faifant à nos gensdes lignes de défi ; ils ne les attaquèrent pourtantpas encore ; ils défièrent feulement M. Gore de fevenger comme il pourroit, ce qui excita tellement facolere, qu’il tira contre le voleur un fufil chargé àballe & l’étendit roide mort. Il eût été à délirer qu’encette occalion il Te fût contenté de tirer à petit plomb,comme nous l’avions fait plufieurs fois auparavant avecfuccès.
Ann. 1769.Novemb.
Lorsque l’Indien tomba, toutes les pirogues s’é-loignèrent a quelque diflance ; mais comme elles nes’en alloient pas , on crut qu’elles méditoient uns at-taque. Afin d’ouvrir un palTage fur au bateau qu’ilfalloit envoyer à terre , on tira un boulet par-defTusleurs têtes , ce qui les mit toutes en fuite. Dès qu’oneut rapporté à terre ce qui étoit arrivé , nos Indiensfurent allarmés , & après s’être raffemblé , ils fe re-tirèrent tous en corps. Ils revinrent cependant peude tems après , îorfqu’on leur eut expliqué l’afiàireplus en détail, & ils nous firent comprendre qu’à leuravis , l’homme qui avoit été tué méritoit la mort.
Un peu avant le coucher du foleil, les Indiens feretirèrent pour louper, & nous les fuivîmes afin d’êtretémoins de leur repas. Il étoit compofé de différentesefpèces de poiflons , parmi lefquels il y avoit des écre-viffes de mer, & de quelques oifeaux qui nous étoient
(
é